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State of the Map 2026 : la conférence internationale de la cartographie participative cette année à l’Université Gustave Eiffel

Du 28 au 30 août, State of the Map 2026, la rencontre internationale annuelle de la communauté OpenStreetMap, a été accueillie sur le campus de la Cité Descartes par l’Université Gustave Eiffel, Géodata Paris et l’École Nationale des Ponts et Chaussées. Un événement consacré à la cartographie numérique et à ses applications scientifiques qui a accueilli cette année plus de 500 participants.

OpenStreetMap (OSM) est un projet collaboratif de cartographie en ligne qui vise à constituer une base de données géographiques libre du monde (permettant par exemple de créer des cartes sous licence libre), en utilisant le système GPS et d'autres données libres. Il est mis en route en juillet 2004 par Steve Coast à l'University College de Londres. Il repose sur une production participative de données qui sont ensuite utilisables sous licence Open Database Licence. 


La communauté OpenStreetMap organise depuis 2007 des rencontres annuelles, le State of the Map, réunissant la communauté scientifique, professionnelle ou bénévole du monde entier qui participe au projet. Cette année, cette conférence a eu lieu en France, sur le campus de la Cité Descartes, accueillie conjointement par l’Université Gustave Eiffel, Géodata Paris et l’École Nationale des Ponts et Chaussées.


Gauthier Le Tat, chercheur doctorant en informatique au LIGM et Philippe Gambette, vice-président formation et innovation pédagogique adjoint de l’Université Gustave Eiffel, se sont relayés sur le stand de l’université. Gauthier Le Tat a présenté un convertisseur de données d’OpenStreetMap vers un format standard utilisé pour les jumeaux numériques, qu’il a développé dans le cadre de sa thèse à propos de la route électrique eRoad-Mont Blanc. Philippe Gambette a donné un aperçu de projets de recherche utilisant des tuiles de fond de carte ou des modèles de bâtiments venant d’OpenStreetMap, mais aussi d’enseignements montrant comment cartographier dans OpenStreetMap des données géolocalisées provenant de Wikidata, ou encore des projets étudiants, par exemple de réalisation d’un fond de carte géoréférencé de l’Université de Fianarantsoa, à Madagascar. Cette carte avait été produite à partir de données d’OpenStreetMap dans le cadre du Master Cultures et Métiers du Web (CMW) et du projet MadAtlas, autour de la cartographie numérique de Madagascar. Retrouvez notre article sur ces journées d’études.

L’événement a été ouvert par un discours d’accueil du directeur de GéoData Paris, qui a ensuite exprimé le soutien de l’école à la création de la fondation Panoramax. Cette initiative vise à construire un commun numérique de photographie des territoires en fournissant notamment des photos à 360° de voies en extérieur, ou même de l’intérieur de bâtiments (https://panoramax.openstreetmap.fr).


Les échanges avec la communauté OpenStreetMap sur le stand de l’Université Gustave Eiffel ont notamment permis de prendre conscience de l’intérêt du projet Panoramax, et plus généralement d’OpenStreetMap, pour améliorer l’accessibilité des bâtiments. Le projet « Tous EGO : Ensemble pour Grandir et Ouvrir », de l’Université Bretagne Ouest, offre des pistes de réflexion sur les possibilités d’amélioration de l’accessibilité sur les campus de l’Université Gustave Eiffel.


La présence des associations Missing Maps et CartONG a aussi permis de discuter des mapathons qu’elles organisent pour cartographier, à distance, des zones d’intérêt pour des organisations non gouvernementales travaillant dans le secteur humanitaire, tout en impliquant les populations locales concernées.
Pour Philippe Gambette, vice-président adjoint à la formation et à l’innovation pédagogique de l’Université Gustave Eiffel : « Cet événement permet de mettre en lumière les travaux des chercheuses et chercheurs, étudiant·es et doctorant·es de l’Université Gustave Eiffel sur les sujets de la cartographie numérique et de découvrir la diversité des actions dans ces disciplines sur une base collaborative. C’est pourquoi nous menons plusieurs initiatives autour des communs numériques, notamment des projets Wikimédia au sein de l’université. Actuellement, il s’agit souvent d’initiatives très individuelles menées par certaines ou certains professeurs, étudiants ou doctorants que nous visons à mieux structurer à l’avenir. Contribuer aux communs numériques est notamment un bon moyen pour les étudiantes et étudiants de les connaître en profondeur afin de savoir en extraire des données dans la suite de leur parcours professionnel. »

Toutes les vidéos de l’événement peuvent être retrouvées sur la chaine PeerTube de l’événement : https://peertube.openstreetmap.fr/c/sotm_2026/videos 
Pour plus d’informations sur l’édition 2026 de State of the Map, consultez le site internet dédié.