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Les journées du numérique : comprendre les transformations territoriales à l’ère du digital

Le 10 février 2026, se tiendra une journée d’échanges et de réflexion autour des transformations numériques territoriales à l’Université Gustave-Eiffel. Dans un contexte marqué par l’omniprésence du numérique et par la tenue des élections municipales, cette journée propose de dresser un état des lieux des mutations en cours et d’en analyser les effets sur les territoires.

 

Le numérique transforme profondément la façon de faire société et de construire l’action publique locale. Production et circulation des données massives, dématérialisation des services publics, nouvelles formes de participation politique ou encore évolution des pratiques sociales et spatiales : ces transformations interrogent autant les modes de gouvernance que les inégalités territoriales qu’elles peuvent renforcer ou révéler.

Parmi les enjeux centraux qui traversent cette journée figure la qualité des outils numériques proposés par les collectivités. Lors d’une précédente édition, en 2025, Élie Sloïm, spécialiste reconnu de la qualité du web et président d’Opquast, était intervenu sur ces questions. Sa contribution, qui fait écho à l’esprit de l’événement et à l’exigence de qualité des intervenants invités, rappelait que le numérique est aujourd’hui devenu un passage quasi obligé pour accéder aux services publics : “Le numérique est devenu une partie intégrante de l’accès aux services publics, au point que dans certains cas, il est devenu absolument indispensable.”

Cette généralisation pose un problème majeur d’inclusion. Selon lui, certaines personnes resteront durablement éloignées du numérique, soit par choix, soit par manque de compétences ou face à des outils trop complexes :
“L’inclusion ne peut être qu’un objectif à atteindre : de nombreuses personnes sont et resteront éloignées du numérique.”

Lorsque la qualité du web public n’est pas pensée de manière formelle, les impacts sur les territoires et leurs habitants sont multiples : difficultés d’accès pour les personnes âgées ou en situation de handicap, risques de vols de données, coûts liés à la non-qualité des services numériques pour les collectivités, mais aussi impacts environnementaux qu’il est indispensable de prendre en compte :
« Tous ces impacts existent, il faut absolument les considérer. »

Dans cette perspective, la question de la sobriété numérique apparaît comme un levier central de réflexion. Loin d’être incompatible avec les exigences de performance et d’accessibilité, elle permettrait au contraire de mieux y répondre :
« Produire moins de services numériques, réduire l’empreinte, produire moins de contenus (…) peut aussi nous aider à mieux travailler sur ce qui reste. »

Enfin, Élie Sloïm insistait sur la responsabilité des décideurs locaux face à ces choix structurants. Deux approches coexistent : attendre que les contraintes deviennent réglementaires ou, au contraire, les anticiper et les transformer en opportunités :
« Mon principe clé serait de ne pas subir. »

Rythmée par des conférences et des ateliers, cette journée croisera les regards d’experts, de professionnels du numérique, du management, de la communication et des politiques territoriales, avec ceux des enseignants et étudiants des cinq masters en sciences sociales de l’Université Gustave-Eiffel et du Graduate Program Digis. Elle s’adresse à tous les professionnels souhaitant mieux comprendre les implications du numérique dans leur activité et sur leur territoire.


Informations pratiques

  • 10 février 2026 – de 9h30 à 18h (cocktail à suivre)
  • Bâtiment Copernic, 5 boulevard Descartes, 77420 Champs-sur-Marne
  • Accès RER A – Noisy-Champs

Publié le 29 janvier 2026