Le Conseil académique de l'Université Gustave Eiffel alerte sur la baisse de la subvention du Ministère de la Transition écologique
Cette situation nous semble particulièrement alarmante pour un établissement qui mène des missions de recherche, de formation et d’appui aux politiques publiques directement en lien avec les enjeux du Ministère de la Transition Ecologique, enjeux que la période rend encore plus prégnants.
Elle remet également en cause les équilibres qui avaient prévalu à la création de l’établissement, visant à garantir un poids égal des tutelles dans les choix stratégiques de l’établissement, tant en termes de missions que de thématiques, ainsi qu’à veiller à maintenir les proportions respectives des différents statuts au sein du Ministère de la Transition Ecologique : chargés et directeurs de recherches du ministère, ingénieurs des ponts des eaux et des forêts, ingénieurs des travaux publics de l’Etat, corps techniques du ministère ou ingénieurs, techniciens, administratifs de l’établissement.
L’établissement revendique plus que jamais le positionnement transverse qui est le sien et qui – lui seul – peut permettre de favoriser les liens nécessaires entre formation et recherche. Ce positionnement lui permet d’aborder de manière systémique les grands enjeux de transition, mais se heurte aujourd’hui aux périmètres plus classiques des programmes de financement (recherche ou formation ; domaines d’intervention directement liés à une direction d’administration centrale).
Dans un contexte de difficulté de financement des universités et plus particulièrement dans celui de la sous dotation chronique par le MESRE de notre université, le niveau de subvention pour charge de service public issu du Ministère de la Transition Ecologique a aujourd’hui des conséquences lourdes : l’établissement, malgré une dynamique importante de ressources propres, est aujourd’hui déficitaire et présente des indicateurs de soutenabilité qui le placent en conditions de retour à l’équilibre. Il sera très probablement en plan de retour à l’équilibre prochainement et est obligé dès cette année de faire des choix qui ne pourront plus ignorer les contributions respectives de ses tutelles à ses différentes missions.
Le CAC demande donc au MTE d’infléchir la trajectoire de la subvention octroyée à l’Université Gustave Eiffel, pour la ramener au même niveau de celle du MESRE qui est elle-même insuffisante. L’exercice de contractualisation en cours, amenant à définir nos missions et le modèle économique associé pour les 5 années à venir, s’y prête particulièrement.
Publié le 7 juillet 2026