Université à Tout Âge 2026-2027

Université à Tout Âge 2026-2027
Vous êtes en quête de connaissances ? Venez assister à nos conférences Université à Tout Âge !
L'Université Gustave Eiffel propose aux adultes en quête de formation, d'information et de culture de combler leur soif de connaissances et d'échanges en participant à des cycles de conférences qui abordent différentes thématiques.
Elle sont gratuites et accessibles à tous sans conditions d'âge ou de niveau d'études.
Les conférences se tiennent à l'auditorium de la Bibliothèque Georges Perec, sur le campus de Marne-la-Vallée à Champs-sur-Marne.
L'inscription est gratuite et obligatoire.
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Pour vous inscrire aux différentes conférences, cliquez sur les titres dans le menu déroulant ci-dessous puis, cliquez sur "s'inscrire à la conférence".
Travail et société
Aujourd’hui en France : le revenu du travail perçu par les femmes est près de 30% inférieur à celui des hommes. Cet écart s’explique à la fois par un plus faible temps de travail des femmes, dû à une moindre participation au marché du travail, aux interruptions de carrières et à un recours plus important au temps partiel, ainsi que par une rémunération plus faible, liée aux différences de métiers occupés ainsi qu’à une moindre progression salariale. L’objet de cette conférence est d’analyser les déterminants synergiques de ces inégalités substantielles et rémanentes : choix de formation, choix de métier, maternité et évolution de carrière.
Conférencière : Manon Domingues Dos Santos, Professeure des Universités en économie, CFR / ERUDITE - Equipe de Recherche sur l'Utilisation des Données Individuelles en lien avec la Théorie Economique.
Cette conférence propose de discuter comment les questions environnementales impactent certains métiers.
A partir des années 90 sont introduits en France les principes de nouvelles conceptions d’arboriculture qui vont petit à petit transformer les techniques de la taille des arbres et de l’élagage. Avec ces transformations les techniques d’intervention et les formes d’organisation du travail des bucherons élagueurs qui entretiennent le patrimoine arboricole des grandes villes en France vont changer profondément. Comment ces changements techniques sont jugés par les anciens et les nouveaux bucherons élagueurs ? Comment se manifestent ces changements dans le recrutement des grimpeurs, leurs motivations, mais aussi les capacités corporelles et mentales dont ils doivent disposer pour entrer dans le métier et y durer ?
Conférencier : Reinhard Gressel est sociologue, chargé de recherche honoraire au laboratoire SPLOTT (Systèmes Productifs, Logistique, Organisation des Transports, et Travail)
Du graffiti au design
À partir de 1977, dans le contexte de la dictature militaire argentine (1976-1983), les Mères de la Place de Mai commencent leurs marches hebdomadaires devant le siège du gouvernement afin de dénoncer les disparitions forcées et le terrorisme d’État. Elles réclament la libération de leurs enfants, majoritairement étudiants, enseignants ou ouvriers, enlevés, torturés puis assassinés dans des centres clandestins. Plus de quarante ans après le retour de la démocratie, le mouvement reste actif et s’est même renouvelé grâce à l’engagement des générations suivantes. Les muralistes, héritiers d’une longue tradition artistique locale et continentale, ont rejoint la lutte en faisant des murs du pays un support de revendications politiques et commémoratives. Ils tentent alors de reconstruire une mémoire collective à partir d’événements non vécus directement, mais constitutifs de l’identité nationale.
Cela soulève plusieurs questions auxquelles nous apporterons des pistes de réflexion : Comment les nouvelles générations s’approprient-elles cet héritage historique traumatique ? Comment rendre hommage à des victimes dont le nom n’a jamais pu être apposé sur une sépulture ? Comment laisser une trace de l’absence, de l’insondable et de l’indicible ? L’analyse sera prolongée vers l’actualité politique afin de comprendre de quelles façon ces artistes continuent de s’organiser sous la présidence négationniste de Javier Milei.
Conférencière : Caroline Prévost est Professeure Agrégée (PRAG) au sein de l’UFR LCS, où elle enseigne les civilisations, les cultures et l’histoire de l’art latino-américaines.
Docteure de l’Université Bordeaux Montaigne, elle est actuellement rattachée au laboratoire LISAA (Littératures, Savoirs et Arts) de l’Université Gustave Eiffel. Ses recherches portent sur le muralisme et, plus largement, sur les formes d’interventions artistiques et politiques dans l’espace public argentin au XXIᵉ siècle. Elles s’inscrivent dans une réflexion sur les grands enjeux sociétaux contemporains, notamment les luttes féministes, les problématiques environnementales, la reconnaissance des cultures autochtones et les processus mémoriels liés à la dernière dictature argentine.
Le design universel n’est pas seulement une méthode de conception accessible à tous : c’est une vision humaniste du monde, où chaque objet, chaque espace, chaque service est pensé pour être utilisable par toutes et tous, sans exclusion.
Dans cette conférence, nous allons explorer les fondements, les enjeux et les perspectives d’un design inclusif, participatif et durable. En s’appuyant sur des expériences concrètes et des réflexions interdisciplinaires.
Parce qu’une société inclusive est avant tout un projet collectif, ce concept invite designers, chercheurs, urbanistes, éducateurs, décideurs et citoyens à repenser ensemble la manière de concevoir pour tous, à la croisée de l’éthique, de la créativité et du bien commun.
Conférencier : Bachir Kerroumi est enseignant-chercheur à l'EIVP (Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris) et rattaché au laboratoire Lab’urba.
Questions d’histoire
La souffrance et la mort étaient des compagnes familières des hommes et des femmes de l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles). Quels étaient les recours contre les calamités de l’existence ? Parce que les catastrophes étaient considérées comme des fléaux de Dieu, la réponse était d’abord religieuse. Cependant, les moyens de guérir des maladies étaient nombreux et variaient selon les groupes sociaux et dans le temps. Entre savoirs populaires ancestraux et médecine savante, l’opposition n’est pas si nette. Elle forme plutôt une relation complexe, qui a évolué dans le temps selon la manière dont les hommes considéraient la mort, avec plus ou moins de fatalisme ou au contraire de volonté de faire changer les choses.
Conférencière : Diane Roussel est enseignante-chercheuse au laboratoire ACP (Analyse Comparée des Pouvoirs)
Au Pérou, la catégorie de « l’Indien » a longtemps servi le dessein colonial de l’Espagne. L’Indépendance du pays a ensuite ouvert le champ à la ventriloquie de l’Indigénisme, qui permettait de célébrer des indiens archéologiques, les Incas, tout en maintenant à distance leurs descendants, réduits à une condition paysanne peu enviable. La république s’est nourrie dès lors de ce « fondement invisible ». Aujourd’hui, l’Indianisme réaffirme une identité et une culture propre face à l’idéologie officielle du métissage et de la « fusion » alors même que d’autres communautés commencent à revendiquer leurs droits : Afro-péruviens mais également descendants des Chinois et des Japonais arrivés en nombre au Pérou dès la fin du XIXème siècle.
Conférencier : Georges Lomné est enseignant-chercheur au sein du laboratoire ACP (Analyse Comparée des Pouvoirs) de l'Université Gustave Eiffel.
L’objectif de cette conférence est de présenter une histoire des sciences relative à la mise en carte du Monde à des fins de déplacement. De tous temps et en tous lieux, en Occident en Asie ou en Afrique, les populations humaines se sont représentées leur environnement pour se déplacer, se repérer, gérer et défendre leur territoire. La cartographie, au sens général de mise en graphique de tout ou partie de l’occupation d’un sol, est une pratique très ancienne, car essentielle à la vie humaine. Si certain·es auteur·ices la font débuter vers - 6000 avant notre ère, la mise en carte des déplacements humains apparaît avec l’émergence de premiers documents autochtones dédiés à la navigation maritime (les sticks chart polynésiennes), terrestre (Les tables de déplacement Occidentales) puis aériennes, qui nous sont parvenus, sous une forme formalisée (graphique) ou non, sur un support pérenne (une tablette, un parchemin, une étoffe) ou non (les retranscriptions d’itinéraires de sables Africains). Tous décrivaient des réseaux de transport ou des itinéraires qui furent par la suite remplacés par des cartes routières puis par nos GPS modernes.
En lien avec l’émergence de la statistique graphique émerge ensuite au XVIIIe siècle, une cartographie des mouvements de populations variées (personnes, biens, marchandises, etc.) sur ces réseaux. La représentation de ces mouvements des transports n’aura dès lors de cesse de se renouveler aux XXe et XXIe siècles avec le développement de méthodes et concepts, qu’un outillage automatisé complètera à partir des années 1950. De nos jours, elle poursuit sa course à la faveur de l’informatisation de la société.
Conférencière : Françoise Bahoken est Chargée de recherches en Géographie à l’Université Gustave Eiffel depuis 2016. Elle a soutenu en janvier 2016 une thèse de doctorat en Géographie/Sciences des territoires réalisée au laboratoire Géographie-cité auquel elle restée associée. Elle s’intéresse aux aspects théoriques et méthodologiques de la construction cartographique des flux, mouvements et migrations de toutes sortes. Sa démarche s’inscrit également dans une approche critique, qui s’intéresse à la signification de la cartographie statistique (thématique), en particulier de celle qui relève de phénomènes internationaux mondiaux. Elle participe au développement d’outils innovants d’analyse et de géovisualisation des réseaux et des flux origine-destination.
Jacques Prévert nous a quittés le 11 avril 1977, emporté par les volutes de fumée des cigarettes consommées… Le cinquantenaire de sa disparition est l’occasion de revenir sur son œuvre protéiforme et de proposer un focus sur son cinéma au moment où paraît Tout sur Prévert aux éditions Gremese, ouvrage qui (re)découvre les 66 films qu’il a écrits entre 1928 et 1980.
Conférencière : Professeure en études cinématographiques et audiovisuelles à l’université Gustave Eiffel, Carole Aurouet est spécialiste de Jacques Prévert à qui elle a consacré de nombreux livres, dont Tout sur Prévert (Gremese, 2027), L’Amitié selon Prévert (Textuel, 2012, rééd. 2016, rééd. 2027), Les Enfants du paradis de Marcel Carné (Gremese, 2022), Jacques Prévert, détonations poétiques (Classiques Garnier, 2019), Prévert & Paris. Promenades buissonnières (Parigramme, 2017), Jacques Prévert. Une vie (Nouvelles éditions Place, 2017), Prévert et le cinéma (Nouvelles éditions Place, 2017), Le Cinéma dessiné de Jacques Prévert (Textuel, 2016), Les Enfants du paradis : Le Scénario original de Jacques Prévert (Gallimard, 2013), Petit Jacques deviendra Prévert (Rue du monde, 2011), Prévert, portrait d'une vie (Ramsay, 2007), Prévert, l'humour de l'art (Naïve, 2007), Les Scénarios détournés de Jacques Prévert (Dreamland, 2003), etc.
Les États-Unis
Ce cycle de deux conférences propose d’analyser l’antiféminisme aux États-Unis et son rôle politique, idéologique, culturel, social et économique depuis ces quinze dernières années, en lui conférant une perspective historique, afin de chercher à comprendre dans quelle mesure ce qui se passe actuellement de l’autre côté de l’Atlantique pour les femmes symbolise et cristallise des enjeux politiques qui dépassent les questions de genre. En effet, le gouvernement en place a fait de l’antiféminisme un pilier de sa politique ; par ailleurs, certains mouvements conservateurs et d’extrême droite états-uniens font de l’hostilité envers les femmes la porte d’entrée privilégiée pour recruter de nouveaux membres, aussi bien des femmes que des hommes d’ailleurs. Ainsi, ces conférences s’interrogeront sur la façon dont le prisme de l’antiféminisme permet de comprendre ce qui se passe aux États-Unis aujourd’hui.
Conférencière : Claire Delahaye, Professeure des Universités en Histoire et Civilisation États-Uniennes au LISAA.
Ce cycle de deux conférences propose d’analyser l’antiféminisme aux États-Unis et son rôle politique, idéologique, culturel, social et économique depuis ces quinze dernières années, en lui conférant une perspective historique, afin de chercher à comprendre dans quelle mesure ce qui se passe actuellement de l’autre côté de l’Atlantique pour les femmes symbolise et cristallise des enjeux politiques qui dépassent les questions de genre. En effet, le gouvernement en place a fait de l’antiféminisme un pilier de sa politique ; par ailleurs, certains mouvements conservateurs et d’extrême droite états-uniens font de l’hostilité envers les femmes la porte d’entrée privilégiée pour recruter de nouveaux membres, aussi bien des femmes que des hommes d’ailleurs. Ainsi, ces conférences s’interrogeront sur la façon dont le prisme de l’antiféminisme permet de comprendre ce qui se passe aux États-Unis aujourd’hui.
Conférencière : Claire Delahaye, Professeure des Universités en Histoire et Civilisation États-Uniennes au LISAA.
Le livre, de la naissance à la revente
Que se passe-t-il à partir du moment où un auteur envoie son manuscrit à une maison d’édition ? Comment le texte se transforme-t-il en livre ? Cette conférence présentera un panorama vivant du monde de l’édition, à travers le devenir d’un manuscrit au cours des différentes étapes de ce que l’on nomme la « chaîne du livre ». Nous nous intéresserons aux tâches quotidiennes des acteurs du secteur (éditeur, correcteur, maquettiste, graphiste, diffuseur, distributeur, libraire, bibliothécaire…). Nous évoquerons également les dynamiques historiques qui ont sous-tendu la structuration et l’évolution du milieu de l’édition et des pratiques éditoriales depuis le XIXe siècle.
Conférencière : Aurélie Le Floch est éditrice en sciences humaines et sociales à l’Université Gustave Eiffel, au sein du laboratoire LISAA (Littératures, Savoirs et Arts). Elle enseigne également la correction éditoriale et la création littéraire en licence de lettres. Par ailleurs, depuis 2018, elle anime régulièrement des ateliers d’écriture.
Estimé à plus de 100 milliards d’euros, le marché mondial de l’occasion est devenu un marché de masse à la faveur des contraintes budgétaires qui pèsent sur les consommateurs, d’une part, et de sa plateformisation, d’autre part. L’ampleur prise par ce type d’échanges nous conduit à voir dans ce qu’il convient d’appeler la « re-consommation » une rupture socio-culturelle contemporaine majeure : la société de consommation n’est plus seulement portée par l’impératif du nouveau.
Dans le secteur du prêt-à-porter, l’Institut français de la mode estime le marché de la seconde main à 6 milliards d’euros. Treize ans après le lancement de Vinted dans l’Hexagone, la France constitue le premier marché de la plateforme de revente avec 27 millions de comptes dont plus d’1 million à Paris. Chaque jour, un adulte sur dix consulte l’application lituanienne et se fait enrôler dans une spirale d’achat et de revente qui accélère le rythme du renouvellement de sa garde-robe.
Du côté du livre, plus de 20 % sont achetés d’occasion contre 11,5 % il y a dix ans. Les ventes s’élèvent à 80 millions d’exemplaires comparativement aux 360 millions d’ouvrages neufs vendus chaque année.
En prenant le cas du livre d’occasion et en présentant de manière ordonnée un volume conséquent de données issues à la fois d’une enquête ethnographique de longue durée et de travaux statistiques jamais menés sur ce marché ancien et en forte croissance, il s’agira d’examiner les dynamiques des échanges, l’état de l’offre disponible sur les plateformes, la recomposition du commerce du livre, les nouvelles pratiques des acheteurs comme celles des revendeurs, avant d’interroger le caractère écologique du marché de l’occasion. La re-consommation constitue-t-elle réellement une réponse à l’impératif de sobriété ?
Conférencier : Vincent Chabault est professeur des universités en sociologie au sein du laboratoire LISIS (Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés) de l'Université Gustave Eiffel.Ses thèmes de recherche sont la consommation, le commerce et le luxe.
Question de philosophie
Il s’agira ici tout d’abord de partir de la réflexion de grands philosophes de l’histoire (Platon, Aristote, Cicéron, Montaigne, Hegel, Beauvoir) sur cet objet pas si souvent inventorié, pour le compléter par d’autres références scientifiques : psychologues (Hillman), sociologues (Caradec, Rigaux). Entre le cliché d’une vieillesse qui serait le pire à venir et celui d’une jeunesse qui serait le meilleur déjà vécu, ce travail nous ouvrira à la complexité de l’existence et à l’exploration nouvelle et iconoclaste de cet âge de la vie : « La vieillesse existe-t-elle vraiment ? », « A quoi sert un vieux ? ». Il s’agira de regarder avec discernement notre vieillesse et ses épouvantails comme l’Alzheimer, la sexualité ou la dépendance, et toutes les autres conceptions biologisantes et statistiques dont la prétendue objectivité est fort discutable. La manière dont nous voyons la vieillesse, dont nous la produisons, révèle qui nous sommes et ce que nous devenons.
Conférencière : Bertrand Quentin, Maître de conférence en philosophie au LIPHA.
Questions d’actualité
L’été 2026, après celui de 2022 et de 2003, est marqué par la récurrence de canicules toujours plus longues et accusées.
La conférence caractérise d’abord ces phénomènes en expliquant comment les méthodes de mesures spatiales et temporelles multiscalaires deviennent plus performantes.
Une deuxième partie explique l’émergence d’instruments de planification du changement climatique en Ile-de-France.
Une troisième partie rapporte le contexte et les résultats d’expérimentations menées par l’auteur en matière de sensibilisation et d’adaptation thermique dans divers sites franciliens, auprès de publics vulnérables.
Conférencière : Nacima Baron est géographe et titulaire d’une double formation en science de l’environnement (École Pratique des Hautes Études) et en géographie urbaine (Sorbonne). Elle enseigne à l’École d’Urbanisme de Paris un cours de résilience climatique des villes et porte au LVMT un programme de recherche franco-espagnol sur l’adaptation des lieux et des pratiques de mobilité au contexte de surchauffe urbaine.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, des lieux spécifiques sont sécurisés : aéroports, gares, ambassades… Avec la diffusion d’un terrorisme frappant de façon indifférenciée, les dispositifs de sécurité deviennent ordinaires et se fondent progressivement dans l’existant. Mais de quelle façon cela se lit-il dans les paysages urbains ? Quelles tensions cela génère ? Quelles en sont les conséquences sur la ville ? Cette conférence portera sur le cas de Paris, depuis les attentats de l’année 2015.
Conférencière : Noémie Suissa est géographe et urbaniste, doctorante au Laboratoire Techniques Territoires et Sociétés (LATTS) et rattachée à l’Université Gustave-Eiffel. Agrégée de géographie, ses travaux portent sur les effets du terrorisme sur la ville de Paris.
La conférence vise à décrypter les usages des intelligences artificielles (IA) et leurs multiples enjeux en contexte professionnel. Il s’agit de dépasser les promesses et utopies associées à l’IA (hausse de la productivité, baisse de la pénibilité, réduction des erreurs, nouveaux emplois, etc.), mais aussi les dystopies : remplacement, déshumanisation, chômage, déqualification, perte de sens, dépendance, surveillance, etc. Pour ce faire, il faudra, tout d’abord, dissiper le flou et la confusion qui entourent bien souvent la définition même de l’intelligence artificielle. Puis, après avoir rappelé les grands principes d’une posture sociologique proposant d’étudier les usages émergents et les pratiques existantes des IA (genèse, généalogie et contexte(s) des usages, appropriation), il s’agira d'appréhender, de façon très concrète, les ressorts, les modalités et les effets de l'intégration des dispositifs qui embarquent aujourd’hui diverses formes d’intelligence artificielle dans les organisations de travail.
Conférencier :Alexandre Mathieu-Fritz est professeur de sociologie à l’université Gustave Eiffel et chercheur au LATTS. Spécialisé en sociologie du travail et des groupes professionnels, il poursuit des travaux de recherche sur le développement et les usages de la télémédecine et de la télésanté depuis 2009. Ses recherches portent principalement sur les téléconsultations dans diverses spécialités médicales (gériatrie, psychiatrie, neurologie, dermatologie et chirurgie) et sur le dossier médical partagé (DMP).
Cette conférence propose une introduction à la neuro-ergonomie, discipline à l'interface des neurosciences, de l'ergonomie et de la psychologie, qui étudie les mécanismes cérébraux et les fonctions cognitives dans des situations réelles ou écologiquement valides. Après une présentation du domaine et de ses principaux outils d'investigation, ses applications seront illustrées à travers plusieurs travaux de recherche consacrés à la conduite automobile et aux activités des sapeurs-pompiers.
Conférencier : Adolphe Béquet est chargé de recherche en Neuroergonomie au laboratoire LESCOT (Laboratoire Ergonomie et Sciences Cognitives pour les Transports).