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Lancement du Master ECART : un nouveau master autour de l’économie de la construction en partenariat avec l’OPQTECC

Face à un manque structurel de profils qualifiés en économie de la construction, l’OPQTECC (Organisme de Qualification des Économistes de la Construction et des Programmistes) et l’Université Gustave Eiffel annoncent la signature d’un partenariat pour la création du master en alternance dès la rentrée 2026 : le Master ECART (Économie de la Construction, Architecture, Rénovation, Transformation). Ce nouveau cursus a une ambition claire : former des professionnels immédiatement opérationnels, capables d’intervenir sur des projets de plus en plus complexes, à la croisée des enjeux économiques, techniques et environnementaux.

L’OPQTECC (Organisme de Qualification des Économistes de la Construction et des Programmistes), crée en 1965, est un organisme indépendant de qualification des professionnels de l’économie de la construction. Reconnu par les acteurs institutionnels, il garantit la compétence, la neutralité et l’éthique des économistes qualifiés, au service de la qualité, de la maîtrise budgétaire et de la transparence dans la construction publique et privée.


Aujourd’hui, l’offre de formation Bac + 5 dans ce domaine reste limitée en France alors même que les besoins explosent. Résultat : les entreprises peinent à recruter et les projets se complexifient. D’où la naissance de ce partenariat.


Une formation construite avec l’appui de la profession…


Pensé dès l’origine pour répondre aux besoins du secteur, le Master ECART s’appuie sur l’implication des acteurs de la profession, notamment à travers les contributions de l’OPQTECC et de ses membres.


Le master repose sur un modèle simple : apprendre en produisant, au contact direct du terrain.
Proposé en alternance, il articule :

  • Enseignements académiques structurants,
  • Immersion longue en entreprise,
  • Interventions de professionnels,
  • Et cas réels issus d’opérations concrètes.


« Ce master contribue à structurer un maillon essentiel de la chaîne de valeur : l’économie de projet. En formant des professionnels immédiatement opérationnels, nous améliorons la qualité des projets et réduisons les risques »,
Matthieu Lamy, président de l’OPQTECC.


…Une formation pensée pour le terrain


Le Master ECART s’articule autour de plusieurs blocs pédagogiques, avec la volonté assumée de sortir d’une approche purement théorique.


Un premier bloc repose sur une pédagogie expérientielle centrée sur les matériaux. À travers des visites de sites, des mises en situation et la compréhension des filières, les étudiants sont confrontés aux réalités concrètes du secteur. Une attention particulière sera portée aux matériaux dits « nouveaux », souvent des techniques anciennes remises au goût du jour, comme la terre, la pierre ou le bois, ainsi qu’aux enjeux de réemploi et de construction hors site.


Un second bloc revient aux fondamentaux de l’économie de la construction : études de prix, métrés, pièces écrites. Des bases solides, indispensables, qui structurent encore aujourd’hui la majorité des projets. Enfin, un troisième bloc ouvre sur des compétences plus avancées : gestion de projets complexes, outils numériques, et premières approches de l’intelligence artificielle. Avec aussi une initiation à la recherche permettant de creuser certains sujets et développer une expertise.


La formation est également structurée autour de six grands axes de compétences, qui couvrent l’ensemble du métier sans le fragmenter artificiellement :

  • Institutionnel et pédagogique : conférences, séminaires, jurys, échanges réguliers pour ajuster les contenus aux pratiques professionnelles ;
  • Économique et commercial : ateliers de chiffrage, contractualisation, valorisation des missions pour apprendre aussi à défendre un projet ;
  • Technique et technologique : retours d’expérience sur les outils numériques (dont le BIM) et sur la maîtrise des risques associés ;
  • Emploi et insertion professionnelle : lecture du marché, accompagnement à l’insertion, accès facilité aux stages et à l’alternance ;
  • Entrepreneuriat et sécurisation : création d’activité, structuration juridique, assurances (des sujets souvent découverts trop tard dans les parcours classiques) ;
  • Profession et reconnaissance : identification des compétences, clarification des responsabilités, contribution à l’évolution du métier.


Répondre aux besoins réels du marché avec des débouchés immédiats


Dans un contexte de forte tension sur le recrutement, où les entreprises peinent à trouver des profils qualifiés, ce master répond à un besoin immédiat. Il s’agit bien de former des professionnels capables de prendre en charge, rapidement, la réalité économique des projets et d’en assumer les enjeux. Les débouchés sont directs : économiste de la construction en cabinet, chargé d’études de prix, responsable économique de projets.


Des fonctions opérationnelles, au cœur des décisions, là où se jouent les équilibres économiques des opérations. Avec l’expérience, ces profils évolueront vers des fonctions de direction de projet ou des responsabilités transversales plus stratégiques, en lien avec l’ensemble des acteurs de la chaîne.


« L’économie de la construction est au cœur de la transformation des pratiques constructives. C’est un métier clé, mais encore peu mis en avant, alors qu’il joue un rôle fondamental dans la mise en œuvre des projets », Bruno Barroca, Responsable du Master ECART - Université Gustave Eiffel.


Une première promo prise d’assaut


Le succès est au rendez-vous dès l’ouverture des inscriptions : plus de 600 candidatures enregistrées pour une promotion initiale de 20 étudiants avec une partie des places également ouverte à des professionnels en activité souhaitant reprendre leurs études. La formation reposera largement sur l’alternance, avec 16 semaines d’enseignement sur le campus Gustave Eiffel de Champs-sur-Marne et le reste du temps en entreprise.


« Ce master est une première étape pour monter en compétence et faire reconnaître l’expertise en économie de la construction. Il faut une vision à 360°, avec des profils curieux et ouverts » Emmanuel
Lafaye, Président UNTEC Île-de-France et formateur.


Cap sur la recherche et l’ouverture à l’international


Au-delà de la formation, le master intégrera une dimension recherche, avec des travaux sur des problématiques ciblées de l’économie de la construction. De quoi, à terme, faire évoluer concrètement les pratiques du secteur. Enfin, une ouverture à l’international est déjà prévue via des mobilités ERASMUS académiques et professionnelles en Europe, sans oublier des cours en économie de la construction dispensés en anglais. Des opportunités spécifiques pour le master ECART, avec des universités étrangères, pourraient rapidement s'ajouter aux partenariats déjà développés par l'université Gustave Eiffel.

Publié le 28 mai 2026